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 i. The fake sinners of guilt and shame

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saltpute
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MessageSujet: i. The fake sinners of guilt and shame   Jeu 6 Avr - 22:32


Sophie Aster Rosamund
« Lorsque la vie te donne des citrons, chérie, fais-en de la limonade et sois assez convaincante pour faire croire que c'est toi qui l'a conçue, seule, et le monde sera à toi »



Quel beau sourire ! Quels beaux cheveux ! Quels beaux yeux ! Un ange personnifié ! FAUX ! Aster, figurez-vous, c'est une garce. On ne devient pas la meilleure amie d'Oden Jester sans certains critères, évidemment. Aster, c'est vraiment la personnification d'un ange, avec le teint de porcelaine et les grands yeux pâles rayonnant d'une lueur pure, la plupart des gens, lorsqu'ils la voient pour la première fois, se retrouvent béa devant sa beauté à la fois mystique et simpliste. Et pourtant, si on trouve que Oden est actuellement peu pourvu de quelconque valeur morale, Aster est pire. Ceux qui ont vu Lolita Malgré Moi, cette fille, c'est Regina George, en plus belle et plus maline de manière à ne pas se mettre tout le monde à dos.

En outre elle est même plutôt gentille, toujours prête à faire la fête et embarquer la moitié de la ville à sa suite. Elle est positive, festive, elle danse pour un rien et sautille lorsqu'elle voit un chat dans la rue et qu'il accepte de lui faire des câlins. Elle est le type de fille qui va traîner en pyjama toute la matinée en écoutant Arte en se demandant «Est-ce que ma tortue m'aime ? » avec le visage le plus concentré au monde. Elle binge Watch des séries avec intensité et se met très vite dans la situation des personnages en hurlant sur la télé. De loin c'est une fille banale, venue en ville après la mort de sa mère.

Autant dire que la petite gosse rurale qui a débarqué en ville s'est bien adaptée après quelques railleries mal placées. Aster est devenue nasty. Nasty mais d'une manière particulière, dire les pires atrocités avec un grand sourire et des yeux brillants de malice. Aster c'est la nana populaire qui peut te réduire à rien du tout, à coup de rumeurs qu'elle aura concocté soigneusement elle-même. Aster elle peut savoir tout de toi en quelques secondes, en allant parler à sa grande copine Circée, et quelques liens dans son bahut. Aster c'est une nana avec de la tchatche, qui ne se laisse pas démonter pour un sous, qu'on l'insulte, pourquoi pas, elle vous pourrira tellement la tronche à coup de sarcasme que vous oublierez comment articuler le moindre mot pendant deux semaines. Par contre... Une phrase. Un mot, contre sa copine (avec qui elle s'adonne à des joutes verbales quotidiennement), et là ce n'est pas ses mots qui volent, c'est son poing et elle a un crochet du gauche dévastateur. Et même si vous avez perdu des dents, ce n'est pas assez pour elle ; après, elle vous détruira. Socialement. Tant que vous ne serez pas seul et sanglotant elle ne sera pas satisfaite.

Aster est nasty.

Mais à part ça ? Elle est bordélique. Et terrifiée par la simple idée de s'engager. Je sais on passe de zéro à cent en quelques secondes hein ? Elle est comme ça, ça lui fait peur, et surtout, elle est réticente à l'idée de montrer ses sentiments ; son avancée avec Win, si rapide l'intimide, et bien qu'elle l'aime, qu'elle l'aime tant que parfois ça lui fait peur, elle n'arrive pas à lui dire. Car ça... officialiserait la situation. Peut-être trop. Mais malgré tout, malgré elle parfois, elle arrive à le montrer différemment. Avec des petits gestes. Des petits câlins (Dieu qu'elle est tactile Aster), et pour elle, c'est bien, elle en est fière. Comme une gosse. Beaucoup de gueule pour pas grand-chose au final, hein Aster ?

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Si on part du principe qu'on part tous dans la vie en s'éraflant les genoux, pour Aster, c'est plutôt se les casser. Malgré son habilité à la bicyclette, ça ne l'a pas empêché de rencontrer le mur lorsque sa mère mourut d'une maladie neurodégénérative. C'est marrant un mot compliqué pour un truc qui au fond était si simple. Sa mère mourrait et c'était tout. Peut-être qu'elle s'en serait moins sortie ceci dit, si les choses s'étaient passées différemment, y'en a qui se suicident à cause de la mort d'un parent. Peut-être qu'elle aurait pensé à des trucs de ce genre si sa mère n'avait pas été contre l'idée farfelue de son père, de l'emmener elle, la petite Aster, chez ses grands-parents, pour ne pas voir le dernier stade de la maladie, ni les derniers instants de sa génitrice.

Faut dire, c'était vraiment farfelu. Voir sa mère se décomposer, ça aussi, ça l'était, mais ça lui a permis de comprendre, ça lui a permis de se sentir utile. Alors ouais, Aster trouve qu'elle s'en sort plutôt bien, et peu importe ce qu'a pu dire sa parente dans ses pires moments, le profond respect à son égard n'aura jamais été altéré.  

Peut-être que la seule chose qui l'a profondément marqué dans toute cette terrible affaire, c'est le déménagement. Elle l'aimait bien sa ferme, ses poules, ses vaches et ses chevaux, devoir partir en ville, non, ça ne l'intéressait pas. Mais bon, comme tout elle s'en bien sortie. Maintenant c'est une urbaine.

Un peu trop parfois. Les quelques substances illicites et le cyber harcèlement envers autrui, ça, sans aucun doute, on aurait pu s'en passer. Mais sinon, sinon, ouais, elle aurait pu faire pire comme parcours de vie jusque-là, la petite Aster. Malgré sa superficialité, ses cruautés, ses vingt ans et sa couche de teinture, ça reste une petite gamine de la campagne.  

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saltpute
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MessageSujet: Re: i. The fake sinners of guilt and shame   Ven 7 Avr - 19:52


Oden Jester
« Si je le savais ? ... Vraiment ? Tu poses la question ? »



Regarde toi, Oden, vraiment, belle gueule que t'es, on pourrait te qualifier de parfait, non ? Non, t'as raison, ça serait trop chiant, et les gens, au fond, ils ne supportent pas les gens trop bons sous toutes les coutures. Et toi c'est ce que tu veux, qu'on t'apprécie, ainsi, comme un verre, tu creuseras ton chemin entre relations, connaissances, "amis", et ça, ça te va très bien. Tu ne veux pas te contenter des simples choses, d'un simple travail à écouter, tu veux être haut, Oden. Être placé à la place d'honneur des gratte-ciel, devant la grande baie vitrée et avec la meilleure vue. Être en haut de la chaîne alimentaire, et ça, tu sais comment t'y prendre, pas vrai ? Bien sûr que tu le sais. Ça fait des années que tu tâtes le terrain, que tu connais les noms de lui, d'elle, que t'as enregistré l'histoire des familles les plus influentes - ce n'est pas trop dur avec ta mémoire photographique après tout –, maintenant, même si t'es rien comparé à eux, socialement t'as réussi à te forger ta place. T'es à côté de ces héritiers qui ont tout sans jamais avoir rien fait.

Eux, c'est ceux qui te débectent le plus.

Accepter leurs remarques idiotes sans serrer les dents est un bas prix à tes yeux face à ton image, les évinçant. Ce jour, tu l'attends. Tes manipulations et sourires, un jour paieront, tu le sais. Être plus gradé qu'eux, sera déjà suffisamment une honte à leurs yeux pour te contenter.

Ohlà mais dis-moi tu passes vraiment pour un connard là. Pas que tu n'en sois pas un, tu l'es assez en réalité, mais tu n'es pas que ça, hein. Bon, tu n'as pas l'air entièrement convaincu. T'as beau avoir un ego démesuré, toujours trop confiant de tes capacités, sur ça, tu ressembles qu'à une ado complexée. Ressaisis toi, bon sang. Je suppose que je vais devoir te présenter alors. Ouais, vas-y, barre-toi, ouais, bonne journée dans ta fac d'intello. Je sais que tu sauves des vies, c'est bon. Allez, hush, laisse moi parler, hush.

Que dire d'autre sur ce grand dadet de vingt ans (car il est grand, 1m89 au compteur), à part qu'il a des émotions ? Ah oui, parce qu'il en a, juré craché, même si à première vue elles ne sont pas particulièrement chatoyantes, elles sont belles et bien là. Comme tout le monde, il a ses tiques. Qui se douterait à première vue que ce garçon est un vrai maniaque, féru de cuisine ? Pas moi, ça c'est sûr ! Je dirais même que c'est hilarant dans certains contextes, à utiliser un mouchoir pour agripper un objet un minimum sale. Il n'attend peut-être le cas extrême mais ça reste marrant, faudrait que vous le voyez, vraiment. Peut-être que Kenneth, son petit frère, aurait des dossiers compromettants sur lui à ce sujet. Ça ne serait pas surprenant. Ce qui est toujours surprenant c'est de voir que la susceptibilité d'Oden semble fortement décroître lorsqu'il se chamaille avec son frère. Les deux ont une relation basée sur la délation vers les parents, de paris foireux envers des inconnus, et tellement de gossips que les deux peuvent parfois ressembler à des mères au foyer qui n'ont rien à faire de leurs journées. Son petit frangin, il l'aime, même s'il se contente de le montrer par des gestes subtils.

Trop fier mon montrer qu'il a des émotions. Et ça, pour tout.

Tu devrais peut-être pas cacher tout sous sceller. Tu te laisses trop influencer, tu le sais. Ton cœur ce n'est pas une honte, déjà parce que c'est le truc qui te fait vivre, certes, mais les émotions, on les ressent si fortement pour une raison. C'est ce qui fait de nous des humains. Pourquoi t'insistes tant que ça à passer pour un robot, Darling ? Ton cœur, tout le monde sait que tu l'as, alors arrête d'autant le cacher. La pudeur sentimentale c'est respectable, mais une telle retenue ça ne te fera jamais du bien. Si tu ne laisses trépasser que ta méchanceté, tes faux-semblants et ta langue de vipère de ton visage, alors, les sommets, y'a des chances que tu ne les atteignes jamais. Ça tu le sais. Alors tu prétends, tu prétends que tu ne t'ennuies pas, tu prétends que tu n'es pas fatigué la nuit à deux heures du matin et qu'à cinq heures du matin, avec tes trois heures de sommeil dans la tronche, ta seule envie ce n'est pas d'au moins retourner pioncer une demi-heure. Tu veux toujours être en mouvement, tu ne veux pas prendre du repos, et je sais que ton cerveau est toujours en mouvement, mais il serait temps de dire stop parfois.

Car tu n'es pas juste un robot, Oden.

T'es une petite pute susceptible qui cache bien ses sentiments, aussi.  

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Hey alors, c'était comment ta journée ? Oh crotte, j'ai oublié de faire le topo' sur ce que t'étais en dehors de ton caractère. Ah ? Ahah oui, j'ai balancé pas mal de trucs, mais je ne dirais pas quoi, suspens. Me boude pas hein ? Tu vas promener Bloom... Ah oui tiens, Bloom, je vais commencer par là, merci ! Bye.

Bloom c'est sa chienne. Ses parents, Margareth et François (deux vrais fanfarons ces deux-là !) ont était bien surpris lorsque leur fils - si propre sur lui, grimaçant lorsqu'un chat ou un canidé l'approchait -, rentra à la maison, du jour au lendemain, avec cette jeune chienne. Pas le petit model en plus. Un berger australien croisé border coli, ça pique au niveau des fournitures. Il a dit qu'un de ses amis n'avait pas pu donner cette petite et qu'il allait la piquer. C'est ce qu'il dit. Etonnamment, il semble s'être attachée à cette chienne, éduquée avec une rigueur presque militaire. A chaque sifflement ou geste, l'animal obéit. Elle sait exactement ce qu'elle doit faire, à quelle heure elle peut se lever. Ça peut sembler rude comme éducation, parfois, mais elle a l'air plutôt heureuse, complètement folle de son maître. Ça c'est bizarre. Et je crois, d'ailleurs, qu'il l'aime beaucoup aussi. Mais chut, ne le répétez pas, sentiments tout ça.

Plus on regarde, d'ailleurs, plus on se rend compte qu'il est quand même relativement nul pour cacher qu'il a un cœur. Adoption de sa chienne, et ses études. En médecine. Hématologie, sa spécialité. Presque comme Dexter, mais pas dans les mêmes intentions. Je crois qu'il veut sauver des gens. C'est mieux que de se dire qu'il est juste fasciné par le sang, hein ?

Ah, il revient. J'ai déjà parlé une heure ? Bon sang, le temps passe vite. C'était bien, cette promenade ?
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saltpute
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MessageSujet: Re: i. The fake sinners of guilt and shame   Mer 3 Mai - 19:01


Adrien Hardy
« J'monte pas j't'ai dit, c'bon arrête de me saouler ! Qu... Non j'ai pas peur, ta gueule !  »



17 ans,,
yeux océan, cheveux blé,,
bb dealer,,
vit avec sa famille d'accueil le temps que sa vraie famille se fixe,,
rosexuel,,

Lorsqu'on se retrouve tout d'un coup nez à nez avec un fanboy de Hideko, qui ne semble jurer que par elle, on se dit qu'on vient de tomber devant un sacré phénomène. Eh bien ce phénomène s'appelle Adrien. Jeune con, qui n'est pas si stupide que ça, malgré qu'il ne fasse décidément rien pour aider sa cause. Adrien c'est le petit français qu'on voit toujours en survêtement, les cheveux dans tous les côtés et qui ne comprend pas comment deux gars peuvent s'aimer autrement que par une simple amitié – il est légitimement confus, pas haineux. Il se demande juste comment c'est possible. C'est le garçon qui avant, sifflait les nanas dans la rue avant qu'une lui hurle « Est-ce que t'aimerais qu'on fasse ça à ta daronne ? » et qui depuis engueule les gars qui eux le font, car clairement, lui, il n'aimerait pas qu'on fasse ça à sa mère.
Adrien c'est le petit gars un peu paumé, qui veut être gangster, sans pouvoir l'être car il est trop bon et naïf pour ça, malgré le fait que ses crochets du droit fassent mal et qu'il sait clairement se défendre. Adrien c'est celui qui ne montre pas ses émotions, qui à l'extérieur vibre de la colère froide lorsqu'on le provoque mais qui chez lui, tremble d'une colère mouillée, où les larmes lui montent et il hurle dans ses oreillers, parce que pleurer ce n'est pas être un « homme ». Adrien c'est le petit gars qui prend pour exemple son père, alors que son père a laissé des marques sur la peau de sa mère, autant de par les aiguilles qu'il lui fournissait, que de par sa main qui devenait trop leste lors de soirées où le verre de trop a été bu.
Adrien c'est le gars qui malgré son envie de faire peur et d'être méchant, ne réprime pas son sens du bien et qui aide ceux qui en ont vraiment besoin, qui se montre, à la surprise collective, porteur de bons conseils lorsqu'on l'écoute bien, lors de ces discussions qui le ferait dire « tu parles de ça, j'te tue, hein ». Adrien c'est un petit gosse qui a eu une famille de merde, mais qui maintenant en a deux, sa famille d'accueil et son gang, qui s'occupent tous deux de lui comme d'un vrai fils. Adrien au fond, c'est un gars qui a grandi dans la malchance mais qui maintenant est chanceux, il s'en rend compte, mais il ne sait pas l'agripper correctement pour ne pas qu'elle s'enfuit, cette chance.
Mais ce que les gens retiennent de ce garçon, c'est que c'est un fan de Hideko Hanabi, aka le Blizzard, et que vraiment, il a l'air un peu stupide.  

Informations

Ce petit blondinet français pur souche, il laisse coi la plupart des gens. C'est vrai, si frêle pourtant toujours à vouloir l'air plus fort. Gratifié de ses un mètre soixante et onze et il a au moins le mérite de surplomber la majorité des gens qu'il souhaite impressionner. Malgré tout une fois la carapace grattée, ils se rendent compte que ces yeux d'anges ne cachent pas de violence inouïe ou de soif sanguine démesurée - il sait juste se battre. Approximativement, trois coups et deux coups de pieds, franchement c'est juste à celui qui tiendra le plus longtemps.

C'est toujours marrant au fond, de voir ce gamin de dix-sept ans essayer d'imposer sa loi. Comme regarder avec amusement un bambin de trois ans tenter de créer une mini dictature dans sa classe lors de ses premières élections des délégués. Lorsqu'on regarde Adrien faire, c'est un peu le même feeling qui en ressort. Triste mais véridique, le garçon se fait précéder par son apparence et ses airs grognons. Sa susceptibilité à fleur de peau et son incapacité à gérer sa colère n'aide en aucun point. Après tout, ce n'est vraiment juste qu'un gosse qui essaie de faire le grand parce qu'il traîne dans un groupe d'adultes - il a beau s'être enfoncé dans des histoires pas jolies, ça ne lui enlève pas sa candeur naturelle sur le visage. Pas de chance. Pas de crédibilité.

Tu fais de ton mieux gamin. Dommage que ton mieux, ça ne soit pas grand chose.
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Dernière édition par Guilt-E le Lun 9 Avr - 16:05, édité 1 fois
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saltpute
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MessageSujet: Re: i. The fake sinners of guilt and shame   Lun 9 Avr - 15:56


Touya Black
« Si la vie te donne des citrons, attends toi à ce qu'elle te vole ta maison à côté  »



19 ans,,
yeux noisettes, cheveux châtains,,
vit au pensionnat mais ne va plus en cours,,
orphelin,,
bisexuel,,

Touya c'est la personnification du hashtag No filter sur instagram. Trop sincère, trop rentre dedans, son instinct de préservation est au point zéro, tant pis s'il s'en prend une, tant pis s'il se retrouve à cracher du sang - de toute manière, il accueillera ces légers problèmes avec un rire. Ça n'a pas toujours été ainsi pour lui. Pas toujours en train de vivre juste parce qu'il ne savait quoi faire d'autre. Il y avait une époque où il avait de l'ambition, peut-être même des projets. Le sens de ne pas tout vomir de sa bouche telle une marée. Tout est un peu parti en sucette quand Touko est morte. Oh, il n'était pas là, il a juste vu un corps dans une morgue et c'est peut-être ça qui l'a plus cassé.
Que sa soeur jumelle se soit faite descendre sans lui. Seule. Peut-être apeurée lorsqu'elle avait compris que sa fin avait sonné et que son frère irresponsable devrait maintenant se débrouiller seul.
Touko avait toujours eu assez de maturité pour eux deux, lui avait pris la charge de l'immaturité.
A partir de là, ses pires traits de personnalités se sont exacerbés pendant que ses rares qualités se retrouvèrent effacées par ses rires amers et ses sourires cruels.  
Parfois derrière toute cette couche d'auto-destruction et de passivité accrue, il arrive à Touya de montrer un autre jour. Autre chose que ses remarques cinglantes et que ses regards fourbes. Autre chose que sa silhouette allongée paresseusement sur un siège tout en jouant avec un cran d'arrêt. Parfois on voit juste ce qui fait de lui une personne digne d'avoir été le survivant et non pas le cadavre allongé sur cette table métallique. Son côté protecteur infernal envers Nat', la tendresse qu'il élit pour les enfants, plus particulièrement le petit Shou. Cette envie de défendre ceux qui sont plus faibles malgré ses long discours T'es faible tu meurs c'est la vie.
On peut voir son humanité sur sa haine des hamburgers et son dédain sans nom du McDo. Sur sa manière qu'il a de tricher au monopoly en sautant une case en scred quand personne ne regarde.  
Touya il est blessé, avec un deuil mal géré et des regrets pleins la bouche. Mais il n'est pas irréparable pour autant. Mais ça, je ne suis pas sûre qu'il le sache.  

Informations

Touya est américain. Qu'est-ce qu'il fout en France ? Il répond avec un sourire, tout en louchant "C'est pour le travail" parce qu'évidemment il éludera la question autant qu'il en a l'occasion. Même pas de grand secret à garder au chaud, pas de honteuse vérité, il n'est tout bonnement même plus sûr de pourquoi il est venu en France en premier lieu, à quinze ans, sans aucune connaissance du Français. Enfin si, peut-être Bonjour grâce au film La Belle et la Bête.

Orphelin trois jours après être venu monde, lui et sa sœur jumelle se sont faits abandonnés sur les marches d'un orphelinat. Touya trouvait ça ridicule. Beaucoup trop dramatique. D'une certaine façon, il se disait que ça justifiait son caractère de maintenant si ses parents biologiques avaient eu un tel goût pour le théâtrale déjà à l'époque. Ils ont vécu huit ans dans cette vieille bicoque à se jouer de leurs camarades et à rendre folles les plus saintes des nonnes. Un jour, ils avaient même réussi à faire croire à deux d'entre elles que Touya était possédé. L'idée était marrante, le résultat moins. Il avait tellement avalé d'eau bénite ce jour-là qu'il n'était pas sûr qu'il pourrait un jour se débarrasser de l'horrible goût de pied qu'il y avait à l'intérieur.

Dieu avait un goût de pied, super, ils ne disaient pas ça dans la Bible.

Puis ils avaient été adopté par un pauvre type à huit ans. Il faisait vraiment pitié, loin d'inspirer la confiance, on aurait dit qu'il sortait tout droit d'un film Dracula. Trop heureuses de se débarrasser d'eux cependant, les bonnes sœurs les avaient presque jeter dans les bras de l'inconnu. Il s'appelait Marvin, mais il insistait pour qu'ils l'appellent Boss. Du coup bah ils l'appelaient Trouduc'. Ça ne semblait pas le déranger.

L'homme était étonnamment patient avec eux. Il leur forçait à faire toutes les corvées de la maison mais leur achetait des vêtements, leur commandait des pizzas et les laissait faire ce qu'ils voulaient quand ils avaient fini de faire les vitres et repasser le balai (Touko insistait pour faire les lessives car bon, franchement, qui ne faisait pas ses lessives ? Sa sœur ferait une syncope si elle le voyait aujourd'hui). Une fois il avait essayé d'être affectueux. Son poignet cassé et l'énorme gêne de Touko avait fait qu'il ne recommença plus jamais. Pour le bien de tout le monde.

Lorsque Touya et Touko eurent quinze ans, ils furent envoyés en France par Marvin, car ils avaient commencé à l'appeler par son prénom quand il avait le dos tourné, histoire qu'il ne prenne pas la grosse tête. Si l'homme les avait adoptés par peur de ne laisser aucune trace sur cette Terre, ils s'étaient, malencontreusement, attachés les uns aux autres. Ew. Ce fut peut-être pour ça qu'ils ne cillèrent pas lorsqu'il les envoya en France, en internat, par confiance. Ce fut peut-être pour ça qu'ils pleurèrent silencieusement lorsqu'il mourut un an plus tard.

Et c'est cette mort, douloureuse, qui l'empêcha de pleurer au décès de Touko. Maintenant il n'avait plus de famille. Le voilà reparti stade 0. Avec ce foutu goût de pied encore dans sa putain de bouche.

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MessageSujet: Re: i. The fake sinners of guilt and shame   Lun 9 Avr - 15:58


Nat'
« Un Banana Split, un chocolat chaud et F.R.I.E.N.D.S. à la télé ? Je suis au Paradis ??  »



19 ans (3 mars),,
yeux gris, cheveux ébènes,,
vit dans un appart miteux, travaille dans une supérette,,
orphelin,,
homosexuel,,

Gueule d'ange, une croix autour de cou, si Nat' a bien l'air de quelque chose, ce n'est pas d'une mauvaise personne. Foncièrement, il ne l'est pas. Foncièrement, en fait, Nat' est une bonne personne. Il se caractérise de par sa gentillesse et sa loyauté. Depuis ses douze ans il se trimbale deux de ses amis, Lucas et Mara et même si maintenant ils ne tracent pas le même chemin, Nat' serait prêt à lâcher sa petite vie cozy dans un souffle si ses deux camarades venaient à nécessiter son aide.  
Mais d'un autre côté, derrière son sourire, derrière sa chaleur apparente et la croix qui repose sur sa clavicule, Nat' est froid. C'est un garçon glacial et sanguin. Outre sa bonté apparente, Nat' ne lèvera pas un petit doigt dans des conflits qui ne le concernent pas. Parfois il interféra si l'un des protagonistes est une de ses connaissances, à contrario, il se recule et admire.
Dire qu'il est passif ne serait pas exacte, mais ça ne serait pas faux non plus.
Il vit, il se trouve un job, est social, explore sa personne et se sent infiniment seul lorsqu'il est laissé à l'écart, que ça soit seulement lui et ses pensées dans une pièce isolée. Il est tout le temps positif, tout le temps souriant. Son horreur c'est de voir quelqu'un désespéré mentalement - prêt à faire de son mieux pour rectifier le tir, pour effacer ce qui annihile un sourire d'un visage.
Nat' c'est une gueule d'ange, vraiment, qui se baigne dans le soleil et qui vit la vie au jour le jour sans se prendre la tête. Mais Nat c'est aussi un casse-cou, toujours prêt à initier les pires méfaits avec Touya et si par malheur ils se font prendre, Touya prend toujours tout le blâme parce que Nat' est trop adorable pour être responsable.
Nat c'est une gueule d'ange avec une croix autour du cou qui sait manier un fusil, jeter des couteaux et créer une bombe avec des produits ménagers.  
Et qui est végétarien.
Chatons, Nat' n'est jamais entièrement ce qu'il paraît être et c'est peut-être exactement ça qui le rend plus dangereux.  

Informations

Américain, lui aussi, Nat' a émigré en France à Seize ans avec deux de ses amis en connaissant déjà la langue et en connaissant déjà certaines coutumes. Peu dépaysé car inconnu au concept de Maison, il s'est très vite adapté et a très vite pris ses marques dans des milieux si monochromes, délabrés, si impersonnels qu'il est lui même devenu un peu délavé, lui et ses yeux gris et ses cheveux privés de lumières.

Contrairement à Touya, malgré le fait qu'ils tracent un chemin presque similaire, Nat' a perdu sa mère à sa naissance et son père, catholique extrémiste, l'a éduqué de manière assez particulière, dans le goût de la chasse, de la virilité et de la honte de soi. Une éducation rude où les ceintures frappaient plus la peau qu'elles ne tenaient le tissu mais qui, malgré tout, était ponctuée par un amour certes mauvais mais qui était présent. A ses sept ans, Nat' a été déscolarisé. A 10 ans, il a rencontré deux jeunes de son âge qui se promenaient dans la forêt. A 12 ans, lorsque son père est mort dans l'incendie de leur maison un soir d'orage, Nat' a fugué avec ses deux amis pour ne jamais revenir ou montrer quelconque signe de vie. Il abandonna derrière lui, ce soir-là, son nom, son prénom et son ancienne vie.

Après ça, les trois bougres vécurent de petits jobs qui leur étaient donnés, de fast food que Nat' a commencé à haïr à force de ne manger que ça, et de petites chambres de motel miteux. Ils voyageaient en faisant du stop, économisaient et lorsqu'un homme les trouva en train de dormir dans une station essence délabrée avec, dans leurs mains, plusieurs mallettes en cuir noir, l'inconnu leur donna ce dont ils avaient besoin pour recommencer une vie le plus loin possible des Etats-Unis. Si d'abord ils pensèrent à l'Australie, les trois optèrent pour l'Europe où ils balancèrent d'appart' pourris en appart' pourris, travaillant à leur compte et continuant de jongler avec leur petite routine de jobs malfamés pour ne pas épuiser tout l'argent qui leur avait été distribué.

Finalement, lorsque Nat' eut dix huit ans, Mara et Lucas optèrent pour un voyage d'un an au Canada avec des dizaines d'idées derrière la tête pour se refaire un peu de mou. Nat' décida de rester pour garder leurs marques, se retrouvant ainsi seul en France avec encore une réserve de sous suffisante pour s'engager dans un nouveau départ dont cette fois, il serait peut-être satisfait.

Et quoi de mieux qu'une supérette tenu par un vieux sourd pour ça ?  

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Dernière édition par ♥ Connor ♥ le Dim 30 Sep - 20:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i. The fake sinners of guilt and shame   Mar 17 Juil - 20:13


Hideko Hanabi
« Nique sa mère le Blizzard. »



20 ans (crossroads) // 22 ans (crossweird),,
yeux rouges, cheveux blancs,,
complètement perdue// mécanicienne dans un vieux garage paumée,,
humaine // contrôle de la glace
rosexuel

B L E E D²

C R O S S R O A D S

Hideko c'est une force indomptable. C'est une blessure. C'est des phalanges blessées, un poing serré, et des injures brisant le silence. Hideko c'est une chaire en continuel combat. Des os qui se brisent et des coeurs qui se crèvent. C'est de la haine se déchaînant contre l'amour car l'amour ça la terrifie, ça ne l'a jamais menée nul part.

Elle place un mur devant sa silhouette si maigre, trop maigre, devant sa peau blanche et ses yeux ensanglantés, et elle repousse tous ceux qui essaient de l'approcher. Méticuleusement, dans sa fuite constante, incapable de baisser sa garde ou de reprendre son souffle, elle efface les traces qu'elle a laissé, tel un animal craintif à l'idée d'être retrouvé par les chasseurs ((jusqu'à ce qu'un jour elle soit celle avec le fusil et qu'elle traque ceux qui l'ont hantée)).

Hideko elle est beaucoup de choses, vraiment, et dans tout ce méli-mélo de sentiments et de violence, elle est tout bonnement fragile. Comme un miroir fissuré, elle est prête à s'effondrer d'un moment à l'autre. Elle souhaiterait s'effondrer, se laisser tomber, mais sa fierté, son mordant, son refus de céder du territoire ((cédant à ses instincts primaires et bestiaux, ceux qui guident ses pas)) la maintient debout.

Et parfois elle est aidée de quelques présences, qui dans le fond de son esprit subsistent. La gardent en vie, elle qui semble si fatigué tout le temps. Elle qui est si cynique. Si usée.

Hideko c'est pas une mauvaise personne. Ce n'en est pas une bonne non plus. Elle a fait des choses qu'elle regrette et d'autres qu'elle revendique ((alors qu'elles étaient bien regrettables, ces actions)), mais Hideko c'est une loyauté sans pareil et une force brute ((si brutale)), qui vous révulse ou vous entraîne dans son ouragan destructeur. pas d'entre-deux. Jamais d'entre-deux.


C R O S S W E I R D

Les différences entre toi et ton double sont subtiles, Hideko, mais ce sont elles qui tracent vraiment vos évolutions. Toi t'as morflé, t'as morflé jusqu'à envisager le pire. Mais c'est le meilleur qui t'a agrippé de force le bras et qui t'a forcé à rester. C'est le meilleur qui t'a forcé à te lever chaque matin. C'est le meilleur qui t'a appris à te tenir plus droite, qui t'a appris à adoucir ton regard face aux jeunes cons - parce qu'en grandissant t'avais appris à voir la souffrance au-delà de l'insolence et ces gosses souffraient tellement que parfois ça te faisait suffoquer.

Ton sang chaud a arrêté de bouillonner si fort dans tes veines et parfois, parfois, tu te surprends à prendre du recul et à te contenter d'un soupir ou lieu d'un coup de poing bien placé dans la mâchoire. Oh, Hideko, tu as grandis, peut-être trop vite. Tu as mûri, et pour toi, ça, c'était pas assez vite.

Tes démons sont encore là et te hantent. Te regarder dans un miroir t'horripile, dans ce p'tit appart trop clair que tu partages avec Mifuyu et Faith, plus aucun miroir n'existe. Pas pour déplaire à la rose, elle aussi elle se bat avec ses propres fantômes. Vos épaules sont affaissées par tous les poids que vous vous trimbalez tous les jours mais parfois, il suffit que tu t’assois sur votre terrasse, avec elle ((t'as une bière dans la main et elle, elle a son thé dégueu' qui te fait grimacer)) alors que la nuit arrive et que le soleil se tire, et tu te dis, ouais, tu te dis

Peut-être que t'es heureuse.
Et la vie est peut-être une chienne, la vie t'as peut-être baladé de drame en drame, mais des fois, elle est pas si mal.
Et l'ouragan dans ton cœur s'est apaisé.
Alors pourquoi pas toi ?
Et dans ces moments-là, tu ne peux rien faire d'autre que sourire.

Informations

C R O S S RO A D S

Y'a des chocs dont on ne peut pas se remettre.
Hideko n'a jamais su se remettre de celui qui a fait basculé son enfance japonaise typique ((et beaucoup trop riche)) en un enfer interminable. Seuls des mots crus peuvent décrire ce qu'elle a vécu, elle méprisait les périphrases et les euphémismes, mais d'un autre côté, il lui était impossible d'articuler les vices qui avaient tâché sa peau immaculée.
Pureté n'était pas une exagération lorsqu'on parlait de celle qu'elle était autrefois. Elle avait la malice propre à l'enfance et la poigne de sa mère. Oh, un grand futur l'attendait, c'était certain. Elle était promise aux plus charmants des avenirs. Médecin, PDG d'une grande boîte, peut-être reprendre celle de Papa ? Être amie avec les sénateurs et l'empereur, certainement.

Mais il avait fallu que tout se brise. Qu'un serpent vienne se glisser dans son sanctuaire synonyme de protection et de confort et qu'il détruise tout. Qu'il déchire ses convictions, qu'il agresse sa confiance et la détruise pour la reconstruire à nouveau en une image difforme et tuméfiée de ce qu'elle était.
Son corps la répugnait.
Les rires de ses pairs la rendaient si misérable.
Pourquoi ne voyaient-ils pas ? Pourquoi ne comprenaient-ils pas les cris silencieux qu'elle poussait lorsqu'ils avaient tous le dos tourné ?

La nuit était synonyme de cauchemar.
Elle gardait la porte de sa chambre ouverte la nuit. Ça n'empêcherait pas le serpent de tracer son chemin, cette foutue porte, et elle détestait le grincement de la poignée dès qu'elle s'ouvrait doucement, tout doucement.
Et peu à peu, le serpent avait souillé toutes les pièces, tous les couloirs de son havre de paix. Bientôt les rires qui avaient rebondi si joyeusement contre les murs et les meubles avaient été remplacé par un murmure :
« Ne fais pas de bruit. »

Et elle supporta ces sifflements, laissa sa peau bleuir encore et encore et encore jusqu'à ce qu'un jour, son corps n'ait plus de place. Aucun endroit à tuméfier restant. Elle décida qu'il était temps. Avec son baluchon, ses longs cheveux blancs attachés en une natte serrée, elle partit. Elle abandonna son coeur sur le sol, arraché de sa poitrine, emporta ses souvenirs d'une époque où le bonheur n'avait pas besoin de définition car le malheur n'existait pas.
Et elle se perdit dans les méandres de la rue.

Et l'enfer continua.
Jusqu'à ce qu'à un moment, les cheveux coupés à l'arrache, la peau réellement tuméfiée et les phalanges égratignées, elle se rendit compte en regardant son reflet, qu'elle était devenue un serpent.
Viciée et prête à frapper d'un moment à l'autre.

Il ne pouvait pas en avoir deux.
Et lorsqu'elle pressa la détente, le canon pointé entre les deux yeux du serpent original, celui qui l'avait créée dans la cendre et les larmes, elle repensa à ces dernières années.
Elle repensa à une fille positive qui voyait la vie en rose, à un animal fan de donuts et à une touffe de cheveux roux.
Et à leur culpabilité dans ce crime qu'était celui de son existence; elle ne pouvait pas interrompre sa vie ((même si elle était un serpent, même si elle était devenue l'héritage de ce monstre à écailles))
Non elle en était capable
Car elle voulait tellement les revoir.

C R O S S W E I R D

//A VENIR\\ ((parce que c long ptn))


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MessageSujet: Re: i. The fake sinners of guilt and shame   Mer 5 Sep - 15:18


Tori
« Non je ne lis pas dans le futur et non, vous ne pouvez toujours pas emprunter de livres. Pour aucune raison apparente. »



18 ans (c r o s s w e i r d),,
yeux saphirs (1 oeil violet);; cheveux bleu pâle,,
étudiante en théologie//travaille à mi-temps dans une bibliothèque,,
adoptée,,
pansexuelle,,


D R E A M


Le silence de la bibliothèque avait ce côté grisant dans lequel Tori prenait plaisir à se plonger. Dans sa poche droite reposaient ses trois dernières cigarettes. Son cerveau de junkie lui hurlait de fumer, de céder à ses caprices mais Tori n'en avait pas besoin. Les yeux fermés, quelle surprise, elle était appuyée sur le dos de son siège. Le froissement des pages, le tapotement de doigts sur ces claviers si anciens qu'on se demandait tous comment ils fonctionnaient encore... C'était un tout qui la murait dans une bulle sereine.

Les différents lecteurs et étudiants avaient appris à la connaître avec le temps et savaient qu'à moins d'en avoir réellement besoin, mieux fallait éviter de déranger Tori. Elle-même étudiante en Théologie, la jeune femme avait une sacrée réputation. Des humains particuliers, même des créatures, ce n'était pas ce qui manquait dans la ville mais rares étaient ceux qui se baladaient avec un troisième œil.

Ceux-là avaient toujours intrigué, de par les légendes qui circulaient autour d'eux. D'ailleurs, les mythes n'étaient pas les seules choses qui planaient sur la peau de Tori.
Les deux Carpes Koi – qu'elle appelait platement Poivre et Sel par rapport à leurs couleurs distinctives – célestes qui la poursuivaient peu importe sa destination, l'avaient gratifiée de quelques regards interloqués.

Les étudiants en astrologie, quant à eux, avaient manqué de faire une syncope en voyant les fils d'or qui marquaient les écailles de ces poissons opaques. Avec fascination, ils avaient tenté de toucher ces timides créatures toujours dans un même murmure :
« Ce sont les marques parfaites de la constellation du Poisson... »
Mais Tori ne restait jamais bien longtemps pour écouter, marchant la tête rentrée dans les épaules.

Ce qu'elle ne disait pas, c'est que parfois, elle espérait franchement que les Carpes Koi s'attacheraient à d'autres personnes et la laisseraient enfin tranquille.

En attendant d'avoir cette chance cependant, elle se contentait de les laisser enfermées dans son sac à bandoulière.
Si en effet ces – ses?– créatures avaient fait fuir nombre de parents et d'adultes dans son enfance, maintenant qu'elle avait de l'anxiété et était peu fan du bruit ou des conversations, elles attiraient bien trop l'attention à son goût.

Même l’œil mauve qui trônait fièrement au dos de sa nuque – et derrière ses cheveux pâles – faisait plus pâle figure que les entités. Cet appendice en plus lui avait causé bien des misères, nombre sorcières et voyantes vinrent vers elle dans son enfance et adolescence pour lui citer des prophéties qui n'avaient rien avoir avec elle. Car en effet, malgré la drôle de compagnie qu'elle entretenait et sa spécialité, Tori était plus que banale, vraiment.

Aucune des prophéties lui ayant été récitées ne se référaient de près ou de loin à elle et malgré les plus grands efforts des sorcières, jamais Tori ne se reconnut dans les nombreux noms de divinités qu'elles lançaient à tout va en espérant que cela réveille des souvenirs enfouis chez elle.
Elle n'était qu'une jeune femme normale qui essayait de vivre sa vie.

Bien sûr, Tori mentirait si elle disait ne pas être intriguée par tous ces éléments l'entourant – parfois, elle s'était retrouvée à se questionner sur les légendes qui dansaient autour d'elle. Sans jamais savoir pourquoi, elle s'était retrouvée comme un mythe ambulant. Les Troisièmes Œil avaient toujours été le témoignage d'une grande sagesse et leur possesseur était porteur de grands pouvoirs. Tori avait constaté au fil des années qu'elle n'était rien de tout ça. Oh bien sûr, elle n'était pas bête, elle était même assez intelligente et lorsqu'elle ne réussissait pas, elle bravait la paresse qui poussait son corps à rester amorphe des heures durant, et persévérait.

Bien sûr, cette même paresse la poussait à faire le minimum du travail demandé, passant ses examens de peu, gâchant un potentiel brut. Cependant l'unique fait de savoir pertinemment qu'elle connaissait les sujets et pouvait faire mieux lui suffisait et ne se foulait pas plus que nécessaire.

Peut-être devrions nous blâmer ce troisième œil pour un tel comportement – qui avait apporté à cette jeune femme bien peu de sagesse et beaucoup de débrouillardise. S'il avait poussé d'innombrables inconnus à lui parler – une horreur –, elle avait très vite appris à se reposer dessus.

Vouloir voir les réponses aux examens ? Elle l'avait fait. Voyager dans des contrées plus belles et plus paisibles pour ne pas avoir à supporter d'infernaux discours ? Fait aussi. Elle regardait plus avec les images que son troisième œil lui montrait qu'avec ses deux yeux principaux qui eux, cachés derrière deux larges et hautes lunettes rondes, étaient bien rarement ouverts. Très peu de gens pouvaient se qualifier comme étant les rares chanceux à avoir vu sa couleur d'yeux. Et encore moins pouvait dire s'en rappeler.

Ainsi en combinant son côté taciturne et les mythes qui planaient au-dessus de sa tête, Tori n'était pas exactement une jeune femme très entourée. D'apparence solitaire dans l'âme – pas forcément à tort –, il arrivait que, parfois, dans son appartement, seule, son anxiété et ses complexes d'abandon explosent. Les crises de larmes qui s'en suivaient, n'étaient jamais de bonne augure. La plupart du temps, elle s'endormait dans ses pleurs, épuisée.
Et à chaque fois, elle se réveillait  avec deux Carpes Koi collées sur ses joues. Dans ces moments-là, Tori souhaitait très fort que Poivre et Sel ne disparaissent jamais.

Les gens ont appris à ne pas déranger Tori pour sa paresse, parce que sa faible capacité à mentir trahissait les vraies raisons de son silence ; elle n'aimait pas parler. Elle n'était pas exactement celle qu'on recherchait pour se distraire.
Malgré tout, beaucoup sont venus à la bibliothèque, s'asseyant à côté du comptoir en lisant silencieusement. Tori n'avait jamais saisi pourquoi, pourtant elle n'avait jamais protesté. Elle était la seule à ne pas sentir l'aura apaisante qu'elle émanait. Son calme, sa douceur... Le tout qui éloignait les gens, attirait aussi ceux en profond besoin de réconfort.

Tori était une jeune fille banale oui, qui était aussi évitée, qu'adorée.

« Je voudrais emprunter ce livre, s'il vous plaît. »

Tori n'ouvrit même pas les yeux, même si extirpée hors de ses rêveries.

« Non.
— A cause des lignes de ma main... ? » Murmura tristement le garçon, déjà habitué.

Tori fit la moue.

« Je ne lis pas les lignes dans la main, » appuya-t-elle, hébétée.

Un battement passa.

« Je ne veux juste pas que tu empruntes les livres. Sans aucune raison apparente. »

Sachant qu'il était futile de débattre, le garçon soupira et repartit lire dans la bibliothèque, le livre sous le bras.
Oui, Tori était une fille banale avec un œil dans la nuque et deux carpes célestes qui la poursuivaient constamment. Et aussi, avait un talent inné pour la divination.
Mais ça, pas besoin de le dire, hein ?

Informations

Sous la Lune et les Astres, un pleur d'enfant résonne. Il déchire le firmament, fait trembler les plus courageux des Dieux, mais personne ne vient récupérer le nourrisson. Ses poumons si petits se contractent encore et encore alors que ses cordes vocales tremblent plus à chaque cri.

La Lune se serait bouchée les oreilles si elle avait été garnie de bras, ou de tympans. A la place, elle est forcée de confronter cette petite âme, de l'éclairer de son rayonnement en vain. A côté d'elle, la Grande Ours berce tristement son propre petit, qui silencieusement, s'était détourné de la scène. Elle avait chuchoté au satellite,
« Mon enfant m'a tuée, » une histoire que tout le monde connaissait, « mais même avec ça je n'ai jamais pu lui porter haine ou jugement. Il faut avoir un cœur bien sombre pour abandonner la chaire de sa chaire sur le pavement. »
Vouée à périr.
La Lune ne pouvait que compatir avec cette notion. Mais la Lune n'avait jamais été loquace, sa grande et vieille amie ne reçut donc aucune réponse. Elle n'en avait pas besoin pour comprendre.
En bas, la petite criait encore. Ses explosions de voix se faisaient moins fortes, la pauvre se retrouvait bien impuissante et bien fatiguée sous ce froid d'automne.
Il était clair que la petite ne tarderait pas à succomber.

Le Lynx et les Chiens de chasse le sentaient – ces animaux-ci s'étaient d'ailleurs attroupés autour de la lune et de la Grande Ours, des regards curieux posés sur la silhouette.
Même dissipés dans le ciel, ils avaient le don de sentir la mort.

« Il est là depuis longtemps, demanda Astérion, sa truffe baissée.
— Elle, rectifia doucement la Grande Ours, et seulement depuis peu.
— Il suffit de peu de temps pour les tuer. »
Ils se tournèrent tous vers le Lynx. Assis et appuyé sur ses pattes avant, ses pupilles fendues étaient fixées sur la petite chose.

« Les humains sont de si fragiles créatures, il en faut vraiment peu.
— Pauvre petite chose, soupira la Grande Ours. C'est si triste.
— Est-ce que les autres humains vont la trouver, demanda Chara, le second et plus petit Chien de Chasse. »
La Lune avait peu d'espoir et le silence qui s'étendit à la question du petit astre démontrait que les autres non plus, ne croyaient pas à sa survie.

Les cris plus faibles et le corps empêtré dans une couverture beige, la Lune ne pouvait s'empêcher de fixer la petite chose. Ce n'était pas le premier, ni le dernier bébé qu'elle verrait succomber sous l'irresponsabilité et la peur de ses semblables. Des humains, elle en voyait mourir toutes les nuits, de maladies, sous les coups ou les balles, de stupidité... Mais cette petite, aux yeux grands ouverts avait saisi son attention. Deux prunelles saphirs étincelant plus fort que tous les astres réunis étaient posées sur sa forme ronde et argentée.
La Lune ne pouvait que regarder ces grands yeux remplis de larmes soulignés par deux joues rosés, sans jamais s'arrêter, incapable de s'en détourner comme la Grande Ours et son fils l'avaient fait avec tant de facilité.
« Je ne veux pas qu'elle meure. »

La Lune entendit très clairement Cassiopé faire tomber la Lyre, abasourdie par l'entente de sa voix.
« Ma chère amie, cela fait cinq cent ans que nous ne t'avions plus entendue !
— Que comptes-tu y faire ? Susurra le Lynx, intéressé. Il n'y a plus aucun espoir. »
La Lune décolla finalement son regard de l'enfant – sans pour autant éloigner son halo – pour le poser sur le Lynx.

« Astraeus. »

Les Astres échappèrent une exclamation outrée.
« Tu ne vas pas déranger Astraeus ! vociféra le vieux Céphée.
— Pour une humaine, tout de même..., continua Cassiopée.
— Ils meurent et vivent, c'est leur cercle Lune, tu ne vas pas réveiller le Titan pour un caprice, souffla paresseusement le Dragon en se glissant dans la conversation.
— J'aimerais bien la voir vivre, finit par dire Astérion, contemplatif. »

Chara, son frère, acquiesça. Le Lynx quant à lui, était resté très silencieux, guettant les moindres gestes de Lune.
« Vous arrivez trop tard mes chers amis. Elle a déjà adressé sa prière. »
Et les cieux se fendirent en une pluie de protestation.
Au-delà de ce brouaha, les Astres se disputant la décision et se préparant à la venue du Titan - « S'il daigne seulement venir pour une telle perte de temps ! » s'emporta Céphée –, la Lune sentit le regard appuyé de sa vieille amie, la Grande Ours. Elle couvrait son jeune fils, le gardant éloigné du remue-ménage.
« Ce n'est qu'une enfant. »
Et la Lune, bien tristement, acquiesça.

« Quelle agitation ! »
Et le brouahaha s'arrêta aussi vite qu'il avait commencé. Tous astres réunis, même les plus éloignés comme le Scorpion et Orion, se tournèrent et s'abaissèrent à l'arrivée d'Astraeus. Le Titan n'avait guère changé depuis les sept derniers siècles. Ses longues boucles noires étaient sublimées par la vive lumière qui brillait au-dessus de son crâne tel un halo omniscient, suivant son hôte avec une assiduité épatante. Dans son dos, battaient deux larges ailes parsemées d'or qui balayaient dans leurs sillons, nuages et orages, faisant descendre sur les hommes, des bourrasques d'air apaisantes de par la douce chaleur qui en émanaient. Sur sa peau nue et blanche, tous les Astres pouvaient se voir, marqués à jamais jusqu'à leur disparition, si Astraeus le souhaitait, sur son corps.

La Lune fut la seule à ne guère courber l'échine devant la divinité – pas par manque de respect, mais par volonté de lui montrer sans dire mot, qu'elle était à l'origine de son réveil. Après avoir balayé l'assemblée des yeux, jaugeant un à un les entités qu'il protégeait, il rencontra finalement son regard.
« Lune. Vieille amie, comment te portes-tu ? »
La Lune hocha la tête, se contentant d'articuler un succin « Bien ».  
Un sourire s'esquissa sur les lèvres pâles d'Astraeus.
« Je vois que tu n'as pas perdu de tes vieilles habitudes, mon amie. »
Doucement, il ouvrit ses bras vers elle.
« Mais dis-moi quelle urgence as-tu à me transmettre pour m'avoir demandé ?
— Une humaine. »
La foule d'Astres sembla se rapetisser à cette nouvelle.

« Une humaine ? Questionna le Titan.
— Oui.
— Eh bien, continue la Lune, car je ne comprends pas ta demande ! »
Mais la Lune ne continua pas – à la place, elle fit quelque chose de bien plus parlant et se retourna vers l'endroit qui, une heure plus tôt, était dérangé par des hurlements terrifiés. Maintenant silencieuse, l'enfant s'affaiblissait à vue d’œil. L'étincelle qui brillait dans ses yeux s'éteignait petit à petit.

Elle ne décolla son regard de la petite chose que lorsqu'elle sentit des bourrasques puissantes la percuter. A ses côtés, Astraeus se tenait, droit et fier, de toute sa hauteur. Ses yeux avaient trouvé la forme si petite de la créature.
« Cette humaine ? »
La Lune acquiesça.
« Qu'a-t-elle de si spécial ? Demanda-t-il les lèvres retroussées. Elle me semble bien banale. »
La Lune baissa la tête.
Elle contempla ses mots un à un.
« Ce n'est qu'une enfant, » dit-elle.
Deux petits saphirs bataillaient à rester ouverts, fixés sur sa rondeur argentée.
« Et je ne veux pas qu'elle meurt. »

La Lune entendit Céphée lâcher un petit « tssk » méprisant. Pendant un instant, elle crut qu'Astraeus en aurait fait de même si on considérait le dédain clair qu'il éprouvait pour la fragile petite chose. Les humains n'étaient pas de son domaine, bien trop volatiles, bien trop insignifiants. Leur existence n'était rien qu'un grain de sable dans le plan de l'univers – leur vie était aussi délicate qu'un grain de sable, d'ailleurs.
« Tu sais qu'elle n'est guère de mon domaine. Je protège les Astres, la Lune. Pas les mortels. Je n'ai aucune influence sur son bien triste sort.
— Ceci est ma demande.
— Pourquoi ? » insista-t-il.
Tous les autres relevèrent la tête, eux aussi curieux de sa réponse.
Cela prit du temps, peut-être des minutes avant qu'elle ne se mette à parler.

« Depuis que je me suis détachée de la Terre et que vous m'avez adoptée parmi les vôtres, Astraeus, j'ai vu des créatures naître, mourir, parfois même disparaître. Des milliards m'ont admirée, des milliards m'ont questionnée, certains sont même montés sur ma surface tellement je les intriguais. J'ai vu et vécu plus longtemps que la plupart des Dieux. J'ai eu autant d'expériences avec les mortels qu'avec les immortels. Je contrôle les marées et permet à la faune et la flore de se développer, j'ai bercé des familles entières et ai inspiré des créations que j'aurais été incapable d'imaginer même avec mes plus intenses efforts.
Pourtant, c'est la deuxième fois depuis ma création que je me sens importante. Cette petite a vu quelque chose en moi qu'aucun autre humain n'a su voir et je me sens destinée à l'aider. Je veux l'aider, mais j'en suis incapable. Alors je viens à vous. »

Si les Astres furent éberlués par un tel flot de paroles venant de la Lune, quelque chose qui n'était pas arrivé depuis des millénaires, Astraeus, mains croisées dans son dos, ne s'attarda pas sur ce détail.

« Quelle était la première fois ?
— Le jour où vous avez posé les yeux sur moi et décidé que j'étais assez merveilleuse pour être protégée. »
Et à la surprise générale, Astraeus sourit à l'intention de la petite.
« Je vois. »
Délicatement, il se tourna vers la Lune.
« C'est ta première demande depuis ta création et c'est pour cela que j'accepte de te l'accorder – mais sache que ça sera le seul mortel que je protégerai pour toi Lune. Es-tu sûre de vouloir utiliser cette demande pour cette minuscule enfant ? »
La Lune acquiesça.

Astraeus prit alors dans sa main la lumière qui auparavant sublimait ses cheveux et maintenant, soulignait les Astres marqués sur sa paume.
« Je ne peux te garantir sa survie, la Lune, mais je peux te promettre qu'avec ce don, elle ne sera plus jamais perdue et saura toujours où aller, pour peu qu'elle sache voir où son cœur doit se trouver. »
La Lune et tous les Astres se penchèrent presque inconsciemment vers la lumière aveuglante. Cerphée, hébété par la tournure qu'avait pris les choses, commença à bégayer à l'adresse du Titan.

« Mais votre Grandeur, et vous ? N'avez-vous pas besoin de cela ?
— Les jours où j'avais besoin de me guider dans le noir sont révolus mon ami. Mais si le besoin se montre à moi, je saurais trouver mon chemin car je n'ai ni peur, ni crainte envers cet empire qui bien autrefois m'a été donné, car je l'ai façonné comme je le souhaitais et connais par cœur même ses plus ténébreux recoins. »
A cette réponse, Céphée recula, le dos courbé si bas que la Lune craint presque qu'il ne bascule et s'échoue dans le monde des mortels. Cela évidemment n'arriva pas et Atraeus se retourna vers les Poissons qui nageaient sereinement ensemble, calmes et peu attentifs à la scène. Il montra deux doigts vers le banc.
A peine quelques secondes après son geste, deux poissons – deux carpes Koi, si la Lune était correcte – se détachèrent du groupe et nagèrent sereinement vers le Titan, saluant au passage le Dragon qui, avec respect, leur rendit la salutation.

Avec une délicatesse déconcertante, Atraeus passa ses doigts sur les écailles de la première carpe, puis de la seconde.

« Mais peu importe qu'elle connaisse son chemin durant ces hardies premières années de sa vie n'est-ce pas ? Cette petite a besoin de protection, et je lui en enverrai comme ton souhait l'a demandé, la Lune. Ces deux Carpes, se chargeront d'elle et descendront dans le monde des mortels. »

Une exclamation choquée remua le firmament. La Lune quant à elle, se contenta d'acquiescer.
« Bien sûr, aucun être céleste ne peut subsister dans le monde des Mortels sans aide. Vous serez donc, » dit-il en s'adressant directement aux Carpes, « liées à ce petit être. Si elle périt, vous périrez aussi, est-ce clair ? »
Les Carpes acquiescèrent.

« Comment est-ce possible ? » Questionna Cassiopé, serrant Astérion et Chara dans ses bras, fébrile.
Astraeus la jaugea, mais ne la gratifia pas d'une réponse. A la place, il plongea une main dans la boule de lumière qu'il tenait fermement depuis tout à l'heure et en extirpa deux petites boules à peine plus grosses que les yeux des Carpes.
« Mangez. »
Et les Carpes opérèrent sans demander leurs restes.

Très vite, un changement opéra sur leur corps. Les lignes blanches et étincelantes traçant les formes de leurs êtres se muèrent et prirent la couleur d'or de la curieuse sphère. Admirant sa création, Astraeus les retourna sous toutes les coutures avant de murmurer dans un souffle :

« Il vous manque le vecteur, maintenant... »

Et sur ces mots, il déposa la sphère sur la tête de la première et plus large Carpe.
« Descendez maintenant, tant que vous le pouvez et avant que vous ne disparaissiez, faites lui avaler. Et protégez la. Veillez à ce qu'elle survive la nuit, et le reste de sa ridicule fragile existence. »

Les Carpes, une nouvelle fois, sans un geste de protestation, de regrets ou de au revoirs, descendirent des cieux à vive allure jusqu'à ne devenir que des lignes d'or glissant sur le pavement des rues. Très vite, ils arrivèrent au niveau de l'enfant qui maintenant avait les yeux fermés et la respiration faible.
La première Carpe, commença à jongler avec la boule de lumière en haut de sa tête, avant de finalement se pencher doucement et de parvenir, grâce à l'aide de sa congénère, à lui faire avaler l'étrange objet. Le silence retentit – lourd et plein d'anticipation – puis Atraeus rit, un rire fort et léger, effleurant chaque étoiles avec puissance.

« Cette enfant est bien chanceuse d'avoir attiré ton attention, la Lune. Et tu es bien chanceuse d'avoir tout mon respect. J'ai peut-être sacrifier deux de mes protégés pour ta demande. J'espère que tu as fait un bon pari, et que les humains ne seront pas trop catastrophés par son apparence. Ils peuvent être si impulsifs dans leurs actions parfois. »
Aucun Astre ne put le contredire à ce sujet.

« Enfin bon, mon travail ici est fait, à moins que vous ayez une autre demande insolite à me proposer. »
Un « Non » commun retentit dans les cieux. Il ria et commença à s'avancer, à coups de puissants battements d'ailes.
« Bien. Je m'en retourne à mon sommeil. Prenez soin de vous mes enfants et ne vous entichez pas trop des humains. »
Du coin de l'oeil, il regarda la Lune.
« Ça ne peut finir qu'en cœurs brisés. »
Un dernier battement d'ailes et il disparut au loin – balayant et renversant sur son passage, tous les autres Astres et constellations.

Mais la Lune n'en avait cure – elle était fixée sur la petite humaine aux yeux saphirs étincelants encore fermés. Les Carpes avaient changé une fois l'ingestion de la sphère – elles étaient devenues plus matérielles et, si opaques d'apparence, elles pouvaient changer et nager aux côtés de la petite.
Fidèles au travail qui leur avait été donné, les Carpes commencèrent alors à s'enrouler autour du visage l'enfant. La première se positionna autour de sa nuque, réchauffant les parties non couvertes par le tissu. La deuxième, plus petite, parvint à se faufiler dans les plis pour la couvrir les parties gelées.

En faisant ainsi, elle découvrit légèrement la nuque, où la Lune put apercevoir une drôle de marque. Cette marque, elle la fixa un long moment, craignant à une maladie ou un animal s'étant accroché à sa peau.
Puis la marque se déplia – s'ouvrit et dévoila un œil à l'iris violet, regardant son entourage de gauche à droite jusqu'à finalement se diriger vers le haut.
Lorsque l'oeil se plissa, une joie curieuse illuminant sa pupille, la Lune ne put s'empêcher de sourire, comprenant enfin ce qu'Atraeus voulait dire.

La paupière se referma après cinq minutes à parcourir le moindre détail des horizons, s'endormant tout comme son hôte venait sereinement de le faire après une nuit de cauchemars.
La Lune cette nuit là, s'assura que sa lumière ne quitte jamais ce petit corps et ça jusqu'aux premières aurores.
La Grande Ours lui sourit.
« C'est une victoire. »
Les babillements joyeux qui les gratifièrent juste avant qu'elles ne disparaissent dans une autre région du monde, suffirent à les rassurer dans leurs décisions de soutenir cette enfant.
Si elle n'avait rien de spécial, maintenant, elle était tout bonnement unique et bénie d'un Dieu. 

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MessageSujet: Re: i. The fake sinners of guilt and shame   Lun 24 Sep - 22:38


Hati Strand
« 🤷 »



16 ans (c r o s s w e i r d),,
yeux abyssaux;;tifs ciel,,
actuel cas social affirmé,,
a une famille entière et bien vivante,,
peut traverser les miroirs,,
sexualité à déterminer,,



S H R U G


« J'te comprends pas, non vraiment, j'arrive pas à piger ce qu'il peut se tramer dans ta petite tête. Qu'est-ce que cache cette touffe de cheveux bleus sérieux ? Non, en fait, attends, qu'est-ce que tu caches ? »

La question était bizarrement légitime, de la part d'un addict aux drogues dures. Assis à ses côtés, relaxé sans avoir eu recours à des stupéfiants, lui, Hati haussa nonchalamment les épaules.

Il était vrai – oui, il admettait –, qu'il lui arrivait d'être énigmatique. Parfois sans faire exprès mais la plupart du temps, c'était intentionnel. Son comportement était du à une envie, un besoin même, de faire réfléchir les autres. De les pousser de force hors de leur zone de confort. Hati avait découvert au fil des années que c'était extrêmement facile. Oh, les gens prenaient très mal le fait d'être propulsé dans un milieu dangereux et inhabituel, pourtant les faire sauter à pieds joints hors de leurs bulles, était d'une simplicité surprenante. Comme prendre une sucette à un bébé. Et encore, les bébés avaient tendance à avoir recours à la violence plus vite que la plupart des adultes.

« J'ai une peur profonde des bébés, » lâcha-t-il.

C'est vrai qu'ils faisaient peur, ces petits adultes en devenir potelés.

Bien plus que le junkie à côté de lui qui, à cause des diverses « expérimentations » qui avaient méticuleusement grillé les cellules de son cerveau, avait beaucoup moins de patience que ses autres interlocuteurs, mais une bien meilleure compréhension de ses drôles d'élucubrations.

C'était un mélange vraiment intéressant. Explosif, mais intéressant. Puis tout le monde avait aimé les films Transformes, qu'est-ce qui clochait avec quelques petites explosions de temps en temps ?
Hati ricana. Il faudrait qu'il sorte ça, un onze septembre, à New York. Il était sûr que sa thèse provoquerait des réactions explosives.
Ahah. Il était trop drôle.

Prenant le caillou qui chillait tranquillement sur le trottoir à côté de lui depuis deux heures, Hati le tourna et le retourna dans tous les sens. Il étira son bras pour illuminer ses courbes lisses sous la lumière du lampadaire à sa droite. Son ami junkie, qui était dessous, haussa les sourcils avant d'être pris d'une quinte de toux. L'abruti était sorti en débardeur à trois heures du matin, mais Hati l'avait laissé faire. La vie s'expérimente à partir des erreurs et de prises de risques. Et si le risque ultime de Junkie Boy était de risquer de choper une angine après avoir défoncé son système immunitaire à coups de mélanges chimiques explosifs, eh bien pourquoi pas.
Qui était Hati, pour lui dire comment vivre sa vie ?
Il n'était pas plus important que ce petit caillou qu'il tenait.

« Il est vraiment lisse. »

Ni plus beau.
Lui, avait une mâchoire carrée et un petit menton arrondi. Le haut de son visage, avec ses yeux saphirs perpétuellement relaxés et injectés de sang, pouvait sembler presque intimidant, mais dès qu'on s'attaquait à la partie du bas, il devenait soudainement aussi crédible qu'un enfant de cinq ans qui essaierait d'imiter Godzilla. Pas de jugement là-dessus, Godzilla était un #mood général, une vraie idole, mais vous voyez un peu la comparaison.

« Et toi, t'es vraiment tordu, rétorqua Junkie Boy.
— Ahah, pas mal.
— Mais c'vrai qu'il est sacrément lisse. »

Junkie Boy avait cette qualité de ne pas approuver ses dires mais de les suivre, même lorsque leurs sens semblaient inexistants.
Doucement, Hati lui sourit tout en ramenant le caillou à lui. De son pouce, il caressa sa surface. Ses yeux abyssales décrurent sa forme si particulière, si profondément parfaite. Ah, profondément.  
Son regard s'illumina malicieusement.

« Ça te dirait de voir quelque chose de fun ?
— Ouais. C'pas dangereux ?
— Non. Enfin, des nombreux événements arrivant successivement de manière bien fortuites pourraient rendre ce truc fun en quelque chose de dangereux, ou un fâcheux coup du sort, mais sinon, nah, on est good.

— 'Kay. »

Ah, Hati ricana. Dangereux, était tout ce qui intéressait son Junkie Friend. Le garçon s'était pris trois ans avec sursis la dernière fois, la moindre connerie l'enverrait directement case prison, il devrait rester coincé un paquet de temps, aucun six ou double ne pourrait le libérer dans cette partie-là. Pourtant, sa première question ne fut pas « illégal ? » mais juste « dangereux » ? La vie au-delà de la liberté. Hati se demanda, s'il était dans cette situation, comment le prendrait-il ? Serait-ce vraiment une vie sans la liberté ? S'enfermerait-il dans une semi liberté intellectuelle et s'enterrerait dans son esprit, à s'en laisser dépérir ?
Uh. Il devrait le noter dans son carnet ça. Mais après l'expérience fun.

Il tendit alors sa main de libre vers Junkie Boy, sans décoller ses yeux de l'objet.

« Ton briquet, s'il te plaît. »

Junkie Boy hésita.

« T'vas pas t'crâmer vif hein ?
— 'Pas vraiment mon type d'humour. »

Une argumentation qui n'aurait pas rassuré grand monde mais pour Junkie Boy, c'était suffisant. Il ne fallut pas plus de deux secondes avant qu'Hati sente un poids dans sa main. De ses doigts, il décrit la forme et reconnut celle familière d'un briquet. Un petit sourire en coin, il ramena sa main à lui et posa le caillou sur le trottoir, à côté de là où il était assis.

« Regarde bien. »

Avec une adresse pour le peu inattendue si on prenait en compte la passivité de Hati, il fit rouler le briquet entre ses doigts. Une fois coincé dans sa paume, il frappa son extrémité contre le caillou. Immédiatement, il éclata en mille morceaux.

« Putain ! Pourquoi t'as fait ça ?
— C'est moche hein ? »

Ce petit caillou à la surface si lisse se retrouvait en multiples minuscules pièces, toutes détachées, toutes abîmées.

« Ouais, pourquoi t'as fait ça ?
— Je n'ai même pas frappé si fort, dit-il doucement, juste... Comme ça. »

Et sur ces mots, il reproduit l'impacte sur le bras de Junkie Boy. Le garçon ne bougea pas, se contenta de regarder un peu bêtement. Ce ne fut que lorsque Hati se recula qu'il lâcha un simple mais bref « aïe ».
Expressif. Les neurones grillés, ça affectait la réactivité aussi, alors.

« Tu vois ?  
— J'ai à peine senti.»

Hati hocha la tête et méticuleusement, traça le grand puzzle que formait maintenant ces parties éparses.

« Être aussi parfait, ce n'est pas naturel. C'est joli, mais ce n'est pas normal. »

Il les regroupa ensemble.

« Il a été forgé par quelqu'un, qui a fini par le laisser là, lassé ou pour que tout le monde le voit et le trouve tout aussi joli. Sauf que lorsqu'on change quelque chose aussi radicalement, il n'en devient que fragilisé. »

Un simple sourire déguisa son visage.

« Personne ne veut détruire la perfection. En fait, personne ne regarde au-delà de la perfection. Mais ne dit-on pas, c'est trop beau pour être vrai ?
« Quel genre de personnes on peut être, pour s'abandonner complètement, juste pour avoir l'air parfait d'extérieur, et n'être qu'une longue et vulnérable fissure à l'intérieure ? »

Une personne facilement modelable pensa-t-il, personne ne se réduirait à ce point à néant de son propre chef. Mais ce n'était pas à lui de trouver les réponses. C'était à Junkie Boy qui, bien bêtement, fixait le visage contemplatif mais serein de Hati.

« T'es vraiment pas con, pour un bougnoul.
— Merci, j'apprécie, » sourit Hati, sans une once de sarcasme dans la voix.

Rapidement, il sortit son carnet de sa poche et commença à écrire avec son vieux bic ses dernières petites idées de plus tôt. En moins d'une minute, il avait terminé sa bien modeste prose, et comme si rien ne s'était passé, il rangea son petit attirail de philosophe dans son sweat shirt deux fois trop grand pour lui.
Dans un léger soupir satisfait, l'adolescent se recula un peu sur le trottoir.

« Si tu vas en prison, tu penses que tu te tatoueras une croix gammée ? C'est un peu le b.a-ba.
— J'en ai d'jà trois, t'as cru.
— Ah ouais ? Montre. »

C'était plutôt une bonne soirée.


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